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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Belle gueule le porcelet !

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9. Miguel
Les deux jeunes femmes s’enfoncèrent dans leurs fauteuils.
– Oscar nous aime beaucoup, précisa Samantha. Depuis huit mois, il nous protège des autres lieutenants de Miguel, qui ne comprennent pas pourquoi
il a deux femmes chez lui. Mais pour Oscar, les femmes… Ce n’est pas son truc.
– Ah bon, dis-je, rassuré. Il est gay !
Tout devenait logique, et d’un coup, je compris les hésitations d’Oscar. La société est toujours dure et injuste avec ceux qu’elle ne comprend pas,
souvent par manque d’intelligence et de culture, parfois à cause de préjugés véhiculés par les différentes églises et, plus souvent qu’on ne croit, par
peur de trouver dans cette différence un plaisir inavouable. Que dire de la société dans laquelle je me trouvais aujourd’hui ?
Je comprenais aussi pourquoi Oscar ne pouvait demander lui-même à son chef de libérer les deux danseuses. Restait tout de même à connaître la position et les obligations de Miguel vis-à-vis des deux Vénézuéliennes.
Samantha et Anita me regardaient, la bouche bée, comme si j’allais trouver une solution immédiate à leur problème, et leur annoncer tout de go la
nouvelle de leur libération. Pitié et compassion n’étant jamais bonnes conseillères, je ne leur cachai pas que ce qu’elles me demandaient était très
difficile. Sans leur donner de faux espoirs, je leur promis néanmoins de faire tout mon possible.
– Et une fois libres, où irez-vous ? les questionnai-je. Le Vénézuéla ne semble pas être une bonne idée, l’Équateur non plus…
– Nous y réfléchissons depuis longtemps, répondit Anita. Nous voulons aller au Brésil. Là-bas, il y a du travail pour des danseuses comme nous.
Je ne me faisais pas beaucoup d’illusion sur cet avenir improbable, mais le souvenir encore chaud de la soirée de la veille m’amenait à reconnaître
qu’elles possédaient des atouts certains.
Il était tard. J’étais assez fatigué mais, bien que je fusse conscient, par certaines oeillades et gestes significatifs, qu’elles étaient prêtes à s’immerger
avec moi dans un océan de luxure, je n’étais pas assez stupide pour me prêter à un petit jeu qui ne me laisserait, je le savais, que le goût de l’amertume
à la bouche…
La nuit fut courte.
Tout au long de la semaine qui suivit, Raymond fit des merveilles. J’étais surpris moi-même par ses performances, même si je savais qu’il excellait dans son boulot, qu’il avait travaillé longtemps à préparer des voitures de compétition et qu’il avait un bon diagnostic. Même la Ferrari finit par lui céder
dans l’après-midi du jeudi. Ce soir-là, Raymond se rengorgea. S’il avait été un paon, il aurait fait la roue !
Avec l’aide de l’homme à tout faire que Miguel avait mis à notre disposition, il ne tarda pas non plus à découvrir la mystérieuse raison pour laquelle certains
véhicules tombaient si facilement en panne. L’homme confessa qu’il lavait les voitures chaque matin avec un appareil de type Kärcher, ce qui, on en conviendra, ne favorisait pas le démarrage de celles-ci compte tenu de l’humidité qui se dégageait alors. Surtout lorsqu’on ne prend pas la peine
de faire tourner le moteur chaque jour…
L’avancée rapide des réparations facilita grandement mes relations avec Miguel. Dès le lundi, il vint régulièrement s’entretenir avec moi dans le grand
salon du country-club, amenant à chaque fois alcools, champagnes et vins fins. Nous discutions pendant des heures.
J’appris qu’il était né à deux pas, et qu’il était fils unique, ce qui est plutôt rare en Amérique du Sud. Sa mère était femme de chambre dans le country-
club, et il y avait passé sa jeunesse. Les propriétaires du lieu vivaient en ville, ayant confié la gestion de l’hacienda à un contremaître – un capataz –
qui non content d’exploiter les paysans du domaine, les volait et abusait de leurs femmes, faisant régner sa loi par mille injustices et coups de fouet.
Poussé par sa mère, Miguel mena une scolarité brillante, obtenant même une bourse pour aller au collège, un fait d’autant plus méritoire que l’école
se situait à plus de deux heures de route, qu’il effectuait à pied matin et soir. Fait moins glorieux, c’est aussi à l’école qu’il fit ses premières armes
de narcos, dealant avec ses camarades de classe, puis étendant peu à peu son trafic à toute la ville. D’une organisation à l’époque pas très structurée,
il gravit rapidement tous les échelons. Devenu le chef, il la fit prospérer ; entre trahisons et luttes pour le pouvoir, à mots couverts il admit avoir plusieurs
cadavres sur la conscience.
Est-ce pour se racheter, dès qu’il acquit la propriété, un domaine de plus d’un millier d’hectares acquis à un prix difficile à refuser, que Miguel y fit installer école et dispensaire ? Qu’il utilisa ses nombreux contacts avec les réseaux sud-américains pour interdire tout trafic dans sa propre région ?
Toujours est-il qu’il entretenait les meilleurs rapports avec la police locale et les dirigeants politiques de la région, qui fermaient les yeux sur ses exportations… contre une sonnante et trébuchante rémunération.
Nos échanges ne portaient pas seulement sur sa vie professionnelle, si je puis dire : jamais, par exemple, il ne me donna de détails sur la façon dont
il exerçait son business (outre ses activités de trafiquant, il possédait plusieurs commerces), et c’était très bien comme ça. Nos sujets de conversation
portaient davantage sur la manière dont un chef doit commander, ou sur nos conceptions respectives de la vie et de la mort. Un sujet qui le hantait : tout puissant qu’il fut, Miguel était bien conscient que ses jours étaient comptés.
Je passais aussi de longs moments avec Amaya. Ce petit bout de femme absolument charmante était curieux de tout, de ma vie en Équateur, de mes
voyages, de la France. Elle m’apprit qu’elle savait lire et écrire : aussitôt, je lui offris Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez, dont j’avais toujours
un exemplaire avec moi. Des conversations que nous eûmes, j’appris également que le jour où Miguel entra dans l’hacienda en qualité de maître des lieux, il fit fouetter le capataz jusqu’à ce que mort s’ensuive…
Lorsqu’il sut que sa Ferrari était réparée, Miguel nous invita, Pablo, Raymond et moi, dans sa demeure, pour un dîner familial auquel participèrent
sa femme et ses enfants. Animant chaleureusement la conversation, il parla longuement du travail qui avait été réalisé sur ses voitures, puis nous présenta
ses enfants et sa femme, qui rougissait de plaisir devant les compliments dont elle était l’objet. L’ambiance était un peu surréaliste, je dois bien l’admettre.
Le repas terminé, il pria chacun de se retirer et m’entraîna dans le sous-sol de sa maison. Là, il ouvrit une porte blindée, me fit entrer dans une pièce
qui semblait être son bureau, sortit une bouteille de cognac et deux verres.
Il s’assit sur un large fauteuil et m’invita à prendre place en face de lui.
– Je dois m’absenter à partir de demain, dit-il, en posant devant moi une enveloppe qui contenait les 5.000 dollars promis. Mais vous serez ramenés
à Loja samedi, comme prévu. J’aimerais faire autre chose pour toi, Patrick.
Tu m’as fait confiance et tu as respecté nos accords. Jusqu’à présent, personne n’avait voulu venir travailler ici.
Il y avait au fond de la pièce trois de ces énormes fûts à huile qu’on trouve dans les garages. Il ouvrit l’un d’eux : le fût était rempli à ras bord de liasses
de dollars.
– Un argent que je ne peux pas dépenser, dit-il. Tu veux plus d’argent ?
– Non merci, répondis-je. Par contre, je voudrais te parler d’autre chose.
– Anita et Samantha, tu veux dire ?
Devant ma mine défaite, il se mit à rire.
– Je sais tout ce qui se passe chez moi, Patrick. Je savais depuis longtemps qu’Oscar était gay. Mais il est de loin mon meilleur homme, celui en qui j’ai
le plus confiance. Je ne veux pas qu’il sache que je suis au courant.
Il me tendit une chemise cartonnée.
– Les deux filles sont libres. Dans cette chemise tu trouveras leurs passeports,
un billet d’avion pour le Brésil et 1.000 dollars pour chacune. J’ai parlé avec mes amis du Venezuela : les difficultés sont aplanies. Qu’elles évitent simplement d’y retourner avant quelques années. Anita et Samantha partiront avec vous, samedi, dans une fourgonnette. Et cette fois on ne
vous bandera pas les yeux…
Je devais sans doute faire un peu la gueule, me sentant surtout stupide d’avoir pensé que nous n’étions pas surveillés.
– Ne m’en veux pas, me lança-t-il en souriant. Ma sécurité est plus importante que tout.
Je me mis à rire. Il fit de même.
– Ne dis rien à personne avant demain, me prévint-il en me raccompagnant à l’étage. Demain soir, quand je serai parti, invite tout le monde et organise
une grande fête au country-club. Tout est prévu, j’ai vu Amaya.
Nous nous sommes séparés devant sa porte.
– Amaya est très heureuse de la manière dont vous l’avez considérée, tous les trois, m’annonça-t-il. Sais-tu qu’elle est ma mère ? Je n’ai jamais réussi à la
faire arrêter de travailler. Même mes hommes pensent qu’elle est morte depuis longtemps !
Il rit longuement et s’en alla.
Je suis resté seul un long moment sans bouger dans la cour de l’hacienda, puis j’ai pris la route de la maison, songeur, conscient que je venais de
croiser un de ces personnages issus de la magie des Andes…

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La presse n’est pas tendre, c’est vrai, mai si proche d’une réalité qui affleure.

Le facho-progressisme

Le facho-progressisme

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Mon copain Laurent vend son appartement situé dans le coin le plus bobo de Buenos Aires. À deux pas de la Plaza Serrano, tout un programme, bars branchés, studios de cinéma, pin up en vadrouille, j’en passe et des meilleures.
Rien que la terrasse avec parilla vaut l’investissement !

Localisation :

Sur Jorge Luis Borges au 1700-1750, à deux cuadras de la plaza serrano et 3 de la plaza Armenia; quartiers de bars, restaurants, magasins vestimentaires.

Description:

Duplex 1 chambre (65m2 selon écriture plus environs 10m2) au 3e étage sans ascenseur avec terrasse privée (40m2) au dessus de l’appartement dans un bâtiment de 8 unités (6 appartements, 2 locaux commerciaux) avec patio intérieur commun.

Une salle de bain à l’étage, une toilette à l’entrée.

Autres:

  • dépenses : 300 pesos/mois
  • ABL 562 pesos/an
  • Air conditionné « split »
  • Terrasse refaite à neuf en mai 2009 avec parilla privée et haut vent(facture).
  • 2 placards dans la chambre
  • chauffage : air conditionné split + 2 chauffages EcoSol
  • simple vitrage

Aménagements possible:

  • installation d’un BedUp dans la chambre.
  • possibilité de coin à dormir supplémentaire à côté du coin bureau.
  • avec plus de frais: déplacement escalier sur l’autre mur afin de récupèrer l’espace sous l’escalier ainsi que de faire une « galerie » à l’etage

En vente pour 165 000 dollars, meubles, TV, air conditionné, électroménager compris. (sauf moniteur et imprimantes)

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Je viens de lire cela, je sais que se séparer d’une résidence secondaire, ou même principale, c’est toujours un déchirement. Je suis aussi conscient que pour certains d’entre eux il s’agit d’une catastrophe sans prix et sans possibilité de retour en arrière.
Mais bon, pour les autres, se faire indemniser au prix que valait le terrain et la maison avant la catastrophe et avant que tout cela soit classé en zone inondable, c’est pas forcément un mauvais deal.
Qu’il faille ensuite rechercher des responsabilités parmi les élus locaux, les promoteurs et aussi, pourquoi pas, les gens du coin qui savaient pertinemment les risques qu’ils encourraient, est une évidence.
Laissez-moi vous faire une proposition, je vous aide pour les 250.000 euros que vous allez percevoir en moyenne à acheter deux superbes appartements à Buenos Aires. Un pour y vivre l’automne et l’hiver français, car c’est le printemps et l’été ici, l’autre que nous louerons. C’est en plus notre métier.
À vous le tango, les restos, une ville qui vit 24 h sur 24, les loyers que vous allez percevoir paieront largement vos billets d’avion et vos folies sur place.
Le printemps et l’été toute l’année c’est un rêve.
Ils sont déjà nombreux vos compatriotes à le partager ici.
Même si ce billet est fait sur le ton de l’humour, c’est le style du blog et qu’on veuille bien m’en excuser, je le répète, tout le monde malheureusement dans cette tragédie n’est pas logé à la même enseigne, je peux vous assurer que votre investissement serait productif de rentes de plus-values.

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