Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘élections présidentielles’

Impossible d'échapper aux larmes de Cristina

Impossible d'échapper aux larmes de Cristina


On était en droit de se demander pourquoi Cristina avait choisi d’organiser une primaire ouverte dans tout le pays, pour, disait-on, empêcher les petits candidats de venir polluer les prochaines élections présidentielles.
Les sondages la donnaient gagnante au premier tour, d’autant que les règles électorales argentines pour la présidentielle considèrent la majorité acquise à 45 % des votants et même à 40 % si le premier des opposants n’atteint pas 30 %.
À moins qu’elle ne crût pas à ces sondages habituée depuis 8 ans à falsifier tous les chiffres du pays, inflation, chômage et taux de pauvreté, la manoeuvre semblait assez inutile.
Les scandales pour corruption qui s’accumulent depuis 8 ans, la fortune présidentielle qui se multiplie tous les ans pouvaient peut-être faire douter d’un résultat positif.
D’un autre côté l’incapacité de l’opposition à se réunir sous une même bannière, l’absence même d’une forte personnalité capable de mettre en place une logique de confrontation avec un programme défini constituait un terreau fertile au populisme en place depuis 8 ans.
En analysant bien les choses, cette victoire de Cristina, plus de 50 % des voix dans tout le pays, va lui permettre d’asseoir une autorité qu’à l’intérieur même de son parti certains voudraient déjà partager avec elle.
Tout d’abord la CGT, enfant gâté du Kirchnérisme, plus fort que jamais et qui demande depuis quelques mois un rôle politique qu’on lui refuse.
Ensuite de tous ceux, parmi ses amis et compagnons, qui rêvent de la remplacer à l’issu de son prochain et dernier mandat selon la constitution. C’est qu’ils sont nombreux à rêver, à espérer, prêts à tout, même au pire pour être considérés comme les candidats naturels à sa succession.
Le fait de pouvoir s’affranchir de ces obligations et alliances est sans doute positif. Je dis sans doute, car je n’en suis pas sûr, le pouvoir absolu, sans opposition dans le pays et dissidences dans sa propre majorité n’est pas le meilleur moyen de gouverner de manière démocratique surtout lorsqu’on n’y est pas enclin.

Publicités

Read Full Post »

Voilà une situation que les sondages n’avaient pas prévue. S’il était évident qu’Ollanta Humala sortirait premier des urnes au premier tour, rien ne laissait supposer que la fille de Fujimori serait celle qui devra l’affronter.
Ollanta Humala c’est le clone de Chavez, même s’il se déguise en Lula pour ne pas inquiéter la population, il devra, s’il est élu, emboîter le pas à un chavisme de plus en plus autoritaire.
Autoritaire c’est d’ailleurs le seul point commun qui existe entre ces deux candidats, situés à l’extrême gauche pour le premier, à l’extrême droite pour la seconde.
Les observateurs ont pu penser un moment que Humala aurait à affronter Pablo Kuczynski ou bien Alejandro Toledo et se rassuraient en pensant que dans ces conditions il était fort probable que le rejet d’un populisme à la Venezuelienne mettrait obligatoirement le second arrivé en position pour gagner la présidence comme cela s’était passé lors des dernières élections présidentielles qui avaient donné la présidence à Alan García, pourtant un modèle de corruption lors de son précédent mandat entre 1985 et 1990.
Une petite chance encore pour Kuczynski, même si les sondages à la sortie des urnes le donnent perdant pour que les Péruviens n’aient pas à choisir entre la peste et le choléra.
C’est une opinion personnelle, les Péruviens sont seuls ceux qui devront faire un choix. On peut comprendre néanmoins ce vote de contestation, malgré une croissance très forte ces dernières années, la pauvreté, selon les statistiques nationales, dépasse les 34 % de la population. Une croissance soutenue donc, mais qui en aucun cas n’a changé les conditions de vie des plus pauvres, un terreau fantastique pour tous les populismes, de droite ou de gauche.

Read Full Post »