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Posts Tagged ‘Ollanta Humala’

[…]Cette élection ravive le scandale de la politique de stérilisation forcée menée par Alberto Fujimori de 1995 à 2000 avec la bénédiction du FMI et le soutien financier d’ONG, dont le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), peu regardantes sur les méthodes employées.[…]

viaQuand le Pérou pratiquait des stérilisations massives avec la bénédiction du FMI « LA MOUETTE.

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Keiko Fujimori ne se présente bien sûr pas pour revendiquer la liberté de son père condamné pour crimes contre l’humanité et corruption. Seule la cécité due aux périodes électorales peut encore donner crédit à cette assertion de la candidate d’extrême droite. En tant qu’Européen, il est évident qu’on a un peu de mal à comprendre pourquoi elle va rafler la moitié des voix du pays. Quoique…
De l’autre côté, Humala s’est détaché depuis le début de sa campagne de la ligne Chavez qui lui avait fait perdre les dernières élections. Il est d’ailleurs évident qu’il a réussi à convaincre une bonne partie des milieux économiques locaux de sa bonne foi. Il n’en serait pas là aujourd’hui.
Mario Vargas Llosa ne s’y est d’ailleurs pas trompé, voilà un homme qu’on ne peut pas taxer de gauchisme et qui aime son pays en déclarant : «Sans joie, avec beaucoup de craintes, je vais voter pour Humala et je vais demander à tous les Péruviens démocrates de faire de même. Dans cette élection il y a le pire et un moindre mal, et pour moi le pire c’est le retour de la dictature d’Alberto Fujimori à travers sa fille. »
Avant tout, je pense aux Péruviens les plus pauvres, ceux des mines de Puno par exemple, esclaves affamés et impuissants des grandes sociétés minières dans le froid et la rigueur de l’altiplano, oubliés systématiquement par tous ceux qui ont gouverné le pays. Je leur souhaite un avenir, sans beaucoup d’espoir.

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Voilà une situation que les sondages n’avaient pas prévue. S’il était évident qu’Ollanta Humala sortirait premier des urnes au premier tour, rien ne laissait supposer que la fille de Fujimori serait celle qui devra l’affronter.
Ollanta Humala c’est le clone de Chavez, même s’il se déguise en Lula pour ne pas inquiéter la population, il devra, s’il est élu, emboîter le pas à un chavisme de plus en plus autoritaire.
Autoritaire c’est d’ailleurs le seul point commun qui existe entre ces deux candidats, situés à l’extrême gauche pour le premier, à l’extrême droite pour la seconde.
Les observateurs ont pu penser un moment que Humala aurait à affronter Pablo Kuczynski ou bien Alejandro Toledo et se rassuraient en pensant que dans ces conditions il était fort probable que le rejet d’un populisme à la Venezuelienne mettrait obligatoirement le second arrivé en position pour gagner la présidence comme cela s’était passé lors des dernières élections présidentielles qui avaient donné la présidence à Alan García, pourtant un modèle de corruption lors de son précédent mandat entre 1985 et 1990.
Une petite chance encore pour Kuczynski, même si les sondages à la sortie des urnes le donnent perdant pour que les Péruviens n’aient pas à choisir entre la peste et le choléra.
C’est une opinion personnelle, les Péruviens sont seuls ceux qui devront faire un choix. On peut comprendre néanmoins ce vote de contestation, malgré une croissance très forte ces dernières années, la pauvreté, selon les statistiques nationales, dépasse les 34 % de la population. Une croissance soutenue donc, mais qui en aucun cas n’a changé les conditions de vie des plus pauvres, un terreau fantastique pour tous les populismes, de droite ou de gauche.

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